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TENA U-test, pour une détection ou exclusion facile des infections urinaires intégrée au change

Le TENA U-test offre une détection facile et confortable, intégrée au change, des infections urinaires chez les individus souffrant d’incontinence et qui en présentent les symptômes.

Le test est placé sur un change propre au moment du changement habituel. Aucun prélèvement d’urine n’est nécessaire. Le prélèvement d’urine et son analyse sont effectués à l’aide du test intégré au change. Les résultats sont disponibles 15 minutes après la miction et sont valides pendant 24 heures maximum.

Non invasif

Le TENA U-test est rapide, non invasif et confortable à porter pour la personne. Aucun prélèvement d’urine n’est nécessaire. Le prélèvement d’urine et son analyse sont effectués à l’aide du test intégré au change, évitant au résident le cathétérisme et des souffrances inutiles.

Plus de temps pour les soins

Le TENA U-test ne perturbe pas les habitudes de changement des protections. Le test prend tout au plus cinq minutes. C’est-à-dire qu’il est 70 % plus rapide, en moyenne, que les méthodes traditionnelles en deux temps avec prélèvement d’urine et ensuite analyse.[1] Utiliser le TENA U-test libère du temps pour des soins plus gratifiants.

Testé cliniquement [2]

Le TENA U-test est un instrument de dépistage intégré au change pour le dépistage des infections urinaires par la détection de la présence de nitrites et/ou de leucocytes dans l’urine. Il a passé avec succès le test d’évaluation lors d’un essai clinique et est certifié EU comme dispositif de détection des IVU.

Près de 50 % des résidents de maisons de repos souffrent d’IVU

L’IVU est l’une des infections bactériennes les plus courantes dans les maisons de repos. [3] D’autres pathologies peuvent provoquer des symptômes similaires, c’est pourquoi il est toujours important de détecter ou d’exclure la possibilité d’une IVU afin d’entamer le traitement qui convient.

Amélioration du bien-être des résidents et de l’environnement de travail des aidants

Le TENA U-test est un outil de dépistage intégré au change pour le prélèvement et l’analyse d’urine. C’est une toute nouvelle façon de détecter les infections urinaires chez les résidents incontinents. Aucun prélèvement d’urine n’est nécessaire. Cette solution intégrée au change a été testée et approuvée lors d’un essai clinique et a fait ses preuves en termes d’amélioration du bien-être des résidents et de l’environnement de travail des aidants.

89 % des infirmières ont constaté que le TENA U-test améliore le confort des résidents [4]

Selon une étude de cas portant sur 15 services de maisons de repos en Suède et aux Pays-Bas, 89 % des infirmières ont constaté que le TENA U-test a amélioré le confort des résidents. Le travail sur le terrain et le recueil des données ont été menés par Scandinfo.

100 % des infirmières ont constaté que leur environnement de travail s’est amélioré avec le TENA U-test [4]

D’après une étude de cas portant sur 15 services de maisons de repos en Suède et aux Pays-Bas, 100 % des infirmières ont constaté une amélioration de leur environnement de travail. Le travail sur le terrain et le recueil des données ont été menés par Scandinfo.

Le TENA U-test est 70 % plus rapide que les méthodes traditionnelles

La mise en place, le retrait et la lecture du TENA U-test ne prennent que cinq minutes maximum. Les méthodes classiques en deux temps, prélèvement d’urine et analyse, prennent en moyenne 16,8 minutes. Cela signifie que le TENA U-test est 70 % plus rapide, en moyenne, que les méthodes nécessitant le prélèvement d’urine avec un gobelet, un récipient hermétique, le cathétérisme, un change plein d’urine et une bandelette [1].

TENA U-test

Pour en savoir plus sur l’utilisation du TENA U-test, regardez cette courte vidéo.

TENA U-test
89 %

des infirmières ont constaté que le TENA U-test améliore le confort des personnes [1]

Avantages pour les individus, le personnel et la maison de repos elle-même

Le TENA U-test est spécialement conçu pour les résidents incontinents présentant des symptômes d’une infection des voies urinaires. Rapide et confortable, la détection intégrée au change est aussi plus pratique pour le personnel et la maison de repos.

TENA U-test

Avantages pour les individus

  • Plus besoin de prélever un échantillon d’urine
  • Méthode rapide et non invasive
  • Confortable et discret et respecte la dignité du patient
  • Évite le cathétérisme, toujours pénible

Avantages pour le personnel

  • Plus besoin de prélever un échantillon d’urine, d’où moins de stress et de frustration
  • Ne perturbe pas les habitudes au niveau des procédures de change
  • Davantage de temps pour des soins plus gratifiants

Avantages pour la maison de repos

  • Des soins quotidiens plus efficaces

  • Moins de complications

  • Moins d’hospitalisations

  • Amélioration de la qualité des soins

Facile à utiliser et à interpréter

Placez le TENA U-test à l’envers sur un change propre et retirez-le lorsque vous changerez celui-ci. Vérifiez la carte-test, les résultats sont valides pendant 24 heures maximum.

  1. Dès que la quantité d’urine prélevée est suffisante, le marqueur-témoin passe du vert à l’orange.

  2. Si le test d’infection des voies urinaires est positif, le marqueur de nitrites passera du blanc au rose et/ou le marqueur de leucocytes du blanc au violet.

  3. Le marqueur-témoin d’un TENA U-test neuf est vert.

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Comment utiliser le TENA U-test

TENA U-test

Étape 1

Fixez le TENA U-test directement sur le change après l’avoir déballé.

TENA U-test

Étape 2

Placez le change comme d’habitude. Les résultats du test sont disponibles 15 minutes après la miction.

TENA U-test

Étape 3

Renouvelez le change à la fréquence habituelle. Au moment du renouvellement du change, retirez le TENA U-test.

TENA U-test

Étape 4

Comment lire les résultats du TENA U-test ? Résultats valides pendant 24 heures maximum.

Qu’est-ce qu’une IVU (infection des voies urinaires) ?

Une infection des voies urinaires (IVU) est une inflammation d’origine bactérienne. Elle se produit lorsque des micro-organismes, généralement des bactéries provenant du système digestif, pénètrent par l’orifice de l’urètre dans les voies urinaires, où elles se multiplient. La plupart des inflammations sont provoquées par Escherichia coli (E. coli) présente dans les intestins. 

Les voies urinaires comprennent les reins, les uretères, la vessie et l’urètre. Les inflammations peuvent se produire à n’importe quel endroit des voies urinaires. Une IVU non traitée peut entraîner des lésions de la vessie ou des reins.

Quelle est la cause des IVU ?

Les infections urinaires sont provoquées par des bactéries qui se propagent et se multiplient. 

Cela entraîne, par exemple :

  • Une cystite (infection de la vessie) 
  • Une pyélonéphrite (infection des reins)  
  • Une urétrite (inflammation de l’urètre, par où passe l’urine provenant de la vessie) 

Généralement, aucune bactérie, ni aucun autre organisme ne sont présents dans l’urine. Les bactéries responsables des IVU proviennent généralement de l’anus ou du vagin et atteignent ensuite la vessie et les reins. 

Les femmes sont plus sujettes aux IVU car leur urètre est plus court et plus facilement accessible aux bactéries qui se multiplient. De plus, chez la femme, le méat est plus proche de l’anus.

Qui est particulièrement exposé aux IVU ?

Certaines personnes sont plus sujettes aux infections urinaires que d’autres. Les groupes suivants sont statistiquement plus vulnérables :

Les femmes incontinentes :

Les femmes incontinentes sont 2 à 5 fois plus affectées par les IVU que les femmes continentes.

Les femmes actives sexuellement :

Les infections sont fréquentes après un rapport sexuel, car cela favorise la propagation des bactéries vers la vessie. De même, des mesures protectrices comme les diaphragmes et les spermicides peuvent altérer l’environnement bactérien normal des voies urinaires. 

Les femmes enceintes :

Les modifications physiologiques d’ordre hormonal ou mécanique en cours de grossesse favorisent les infections bactériennes. Non traitées, jusque dans 40 % des cas, elles peuvent entraîner une infection des reins. C’est pourquoi il est recommandé à toutes les femmes enceintes de passer un test de bactériurie asymptomatique.

Les femmes souffrant d’infections des voies urinaires récurrentes :

Même des femmes en bonne santé peuvent fréquemment souffrir d’IVU. Par « récurrent », on entend trois infections par an, ou deux en l’espace de six mois. 

Les femmes ménopausées :

Chez les femmes d’un certain âge, la vessie a souvent de plus en plus de mal à se vider complètement. L’urine accumulée dans la vessie permet aux colonies de bactéries, habituellement insignifiantes qui y vivent de se multiplier, provoquant une infection. Il n’en reste pas moins que dans de tels cas, les causes de l’IVU sont souvent difficiles à déterminer. 

Les femmes souffrant d’obstruction urinaire :

L’obstruction urinaire ralentit l’arrivée de l’urine à la vessie et peut ainsi entraîner le développement d’infections. 

Les femmes diabétiques :

Le diabète ou les troubles du système immunitaire augmentent les risques d’IVU. 

Les femmes qui ont un cathéter vésical :

Les cathéters, ou sondes dans la vessie, provoquent souvent des inflammations. 

Les patients portant des cathéters sont particulièrement exposés au risque d’IVU. Les personnes ne pouvant pas uriner, inconscientes ou très malades ont souvent besoin de cathéters pendant des périodes prolongées. Les personnes âgées, en particulier, ou celles souffrant de troubles du système nerveux qui ne contrôlent plus leur vessie, doivent souvent porter des cathéters à vie. Les bactéries qui se développent dans ces cathéters peuvent infecter la vessie.

Quels sont les symptômes d’une IVU ?

Une IVU peut se manifester sous les formes suivantes :

  • Besoin d’uriner plus fréquent 
  • Besoin d’uriner incontrôlable 
  • Incontinence urinaire (IU) 
  • Miction douloureuse (p. ex. sensation de brûlure) 
  • Urine dégageant une forte odeur 
  • Variation de la quantité d’urine (parfois plus, parfois moins que d’habitude) 
  • Douleurs pelviennes, de l’estomac, dans le bas du dos ou le côté 
  • Frissons, fièvre, excès soudain de transpiration 
  • Rapports sexuels douloureux

Chez les personnes âgées : même si aucun des symptômes courants de l’IVU ne sont présents, les manifestations suivantes peuvent être provoquées par une IVU symptomatique :

  • Affaiblissement de l’état général

  • Progression de la démence

  • Incontinence soudaine ou plus importante

Comment diagnostiquer une IVU ?

Votre médecin étudiera vos symptômes, vous examinera et enverra un échantillon d’urine à un laboratoire pour vérifier sa teneur en nitrites, leucocytes (globules blancs) ainsi que d’autres paramètres.

Une culture d’urine pourra aussi être effectuée pour confirmer un test chimique positif aux nitrites et aux leucocytes, ainsi qu’un antibiogramme pour déterminer les antibiotiques les plus adaptés pour le traitement.

Quel est le traitement prescrit ?

Les IVU étant provoquées par les bactéries, elles nécessitent un traitement par antibiotiques. Les antibiotiques prescrits doivent être pris durant toute la durée du traitement, même si les symptômes disparaissent rapidement.

Combien de temps dure le traitement ?

En général, les symptômes d’inflammation disparaissent au bout de 3 ou 4 jours.

Quelles peuvent être les raisons d’un test positif pour les leucocytes et négatif pour les nitrites ?

Au moins 4 h de rétention : en pratique ce n’est pas souvent le cas. On les détecte le plus souvent dans les premières urines du matin.

Bibliographie : European Urinanalysis Guidelines; Scan. J. Clin. Lab. Invest., 2000; 60:1-96: Une durée de rétention de 4 à 8 heures dans la vessie Il est essentiel pour assurer une accumulation de nitrites suffisante dans l’urine pour être détectable avec la méthode de la bandelette, utilisée pour notre test. 

C’est pourquoi, en pratique, les tests positifs aux nitrites sont moins nombreux si on n’utilise pas la première urine du matin. Une IVU augmentant légèrement la fréquence d’urination, l’urine ne reste pas assez longtemps dans la vessie. 

ARESC Study, Naber, 2008: En pratique, seules 30 % des patientes souffrant d’une infection bactérienne ont des tests positifs en nitrites.

Inhibiteurs – forte concentration de vitamine C, traitement par antibiotiques

IVU provoquée par des bactéries ne produisant pas de nitrites ni d’autres micro-organismes– très rare, car la très grande majorité des IVU sont provoquées par l’E. coli

Régime pauvre en nitrites – très rare

Urine à l’odeur forte et désagréable - Autres réactions des nitrites au nitrogène

Cas peu fréquent, en pratique, les échantillons d’urine étant généralement traités dans des délais raisonnables pour éviter ce genre de réactions.

Avec le TENA U-test, c’est pratiquement impossible, car l’urine est prélevée par le test immédiatement après avoir été évacuée par le patient et la réaction chimique commence dès que l’urine pénètre dans la carte-test (aucune altération), et il n’y a donc aucune autre réaction des nitrites présents dans l’urine.

Autres causes de la présence de leucocytes – p. ex. un autre type d’infection ou une autre cause d’inflammation, un examen médical approfondi est indispensable

MESURE : réitération du test avec un échantillon d’urine du matin

Pour le TENA U-test : si le marqueur de la carte témoin indique un résultat de leucocytes positif, cela signifie que le médecin aura besoin d’une évaluation et d’informations complémentaires pour indiquer les mesures à prendre

Quand obtient-on des couleurs de faible intensité ?

Marqueur indiquant la présence de leucocytes :

Si l’urine a été évacuée par le patient dans le quart d’heure précédant le changement de la protection et l’évaluation des résultats du TENA U-test, la réaction chimique n’a pas eu assez de temps pour développer complètement le signal d’un résultat de test positif. Il faut donc revérifier le résultat au bout d’un quart d’heure pour confirmation.

Dans tous les cas, on supposera toujours que l’apparition d’un marqueur de leucocytes violet indique la présence de l’analyte et, par conséquent, l’existence d’une infection et/ou inflammation des voies urinaires.

Marqueur de nitrites :

Le marqueur de nitrites réagit très rapidement et prend une couleur très intense. C’est pourquoi la couleur produite ne devrait, en principe, jamais être pâle. Néanmoins, une urine fortement colorée (par exemple suite à l’ingestion de betteraves rouges ou à une très faible absorption de liquide) peut provoquer une couleur négative plus foncée, mais qu’il est quand même difficile de confondre avec un résultat positif. 

Pour cette raison, gardez toujours ces facteurs à l’esprit si vous devez interpréter des résultats de test.

La réaction du marqueur de leucocytes peut-elle être retardée et si oui pourquoi ?

Une réaction tardive du marqueur de leucocytes est possible dans de très rares cas. 

Raisons :

  • des valeurs de leucocytes proches de ou aux alentours du seuil de détection (env. 10 leucocytes/µl), p. ex. résultant également d’une contamination.

Le marqueur prendra alors une faible coloration temporaire. Pour des résultats plus probants, envisagez de refaire le test.

  • Remplissage lent de la chambre de réaction avec l’urine (les leucocytes sont retardés par une sorte d’effet chromatographique et n’atteignent la surface de réaction que tardivement). 

Cela entraînera une coloration partielle mais homogène du marqueur. Pour des résultats plus probants, envisagez de refaire le test.

Pourquoi un test négatif valable doit-il être revérifié au bout d’un quart d’heure ?

Il n’est pas exclu que l’évacuation de la vessie ait eu lieu juste avant la lecture des résultats du TENA U-test. Pour laisser le temps aux réactions chimiques de se produire et donc être absolument certain que le résultat négatif d’un test ne risque pas de se transformer en résultat positif, il est conseillé de vérifier le résultat une seconde fois au bout d’un quart d’heure.

Combien de temps peut-on laisser le TENA U-test sur le change mis en place sur le patient ?

Le TENA U-test peut être laissé dans la couche mise au patient jusqu’à l’évacuation de la vessie et le moment prévu pour le change dans vos procédures. Techniquement, le test peut rester en place sur le change mis en place sur le patient jusqu’à 18 heures.

Quelle quantité d’urine est-elle nécessaire pour que le TENA U-test soit valable ?

La chambre de la carte-test peut contenir jusqu’à 200 µl. Pour que le test soit valable, il faut environ 2 ml d’urine, si celle-ci s’écoule directement sur ou très près de l’orifice de la carte-test. Si elle s’écoule dans la zone autour de l’orifice, il en faut environ 10 ml.

L’urine de milieu de miction (requise pour un échantillon normal d’urine) n’est pas nécessaire pour un TENA U-test, pourquoi ?

Un échantillon du milieu de la miction est généralement prélevé pour éviter les risques de contamination par des bactéries situées à l’entrée de l’urètre. Cette contamination bactérienne pourrait en effet fausser les résultats et produire un résultat de test positif de la culture d’urine.

Si des bactéries situées à cet endroit se propagent durant l’application du TENA U-test, elles risquent de pénétrer dans la carte-test. Mais l’environnement chimique de celle-ci entravera l’activité de leur métabolisme et donc la production de nitrites. Par conséquent, elles ne produiront pas de résultats positifs.

Si des leucocytes présents à l’extérieur de l’urètre se propagent dans la chambre de test, ils peuvent provoquer une coloration violette partielle, ce qui ne doit pas être interprété comme un résultat positif (comme indiqué dans la notice).

Si l’urine est restée dans la vessie moins de 4 heures, les bactéries n’ont pas eu le temps de produire de nitrites à partir du nitrate et le résultat n’apparaîtra pas comme positif. Comment cela fonctionne-t-il avec le TENA U-test ?

C’est la même chose avec le TENA U-test. En présence d’une faible concentration de bactéries, le seuil de détection peut ne pas être atteint. Tous les tests chimiques par voie sèche présentent cette limite. Celle-ci n’est pas spécifique au TENA U-test.

Si l’urine est restée dans la vessie moins de 4 heures, les bactéries n’ont pas eu le temps de produire de nitrites à partir du nitrate et le résultat n’apparaîtra pas comme positif. Comment cela fonctionne-t-il avec le TENA U-test ?

C’est la même chose avec le TENA U-test. En présence d’une faible concentration de bactéries, le seuil de détection peut ne pas être atteint. Tous les tests chimiques par voie sèche présentent cette limite. Celle-ci n’est pas spécifique au TENA U-test.

La bactériurie est une pathologie très courante chez les patients résidant depuis longtemps dans un établissement de soins. Jusqu’à 90 % des patients souffrent de bactériurie et ont des leucocytes dans l’urine, mais sont asymptomatiques. Comment cela impacte-t-il le fonctionnement du TENA U-test ?

Cette pathologie courante, appelée la bactériurie asymptomatique, n’a pas besoin d’être dépistée ni traitée (la décision finale revient au médecin traitant). Le TENA U-test ne doit être utilisé que si la présence de symptômes, en général un mauvais état de santé, une incontinence plus importante, un état d’esprit confus ou une forte température du résident, fait soupçonner une infection des voies urinaires. Les symptômes ne sont généralement pas particulièrement spécifiques aux personnes âgées, aussi il est impossible d’établir un diagnostic uniquement à partir des symptômes. On doit alors avoir recours au TENA U-test pour vérifier la présence de nitrites et de leucocytes. Si le résultat du TENA U-test est négatif, la cause de ces symptômes aspécifiques n’est pas une IVU et il faut chercher dans d’autres directions.

Les entérocoques et pseudomonas ne produisent pas de nitrites : quels sont la probabilité et le risque d’obtenir des résultats faussement négatifs ?

L’E. coli reste la cause la plus fréquente d’IVU chez les personnes âgées. Néanmoins, les micro-organismes à l’origine de celles-ci peuvent aussi être les entérocoques et pseudomonas. Si l’un de ces organismes est à l’origine d’une IVU, le marqueur de leucocytes indiquera la présence d’une inflammation de la vessie et des examens complémentaires seront nécessaires. Chacun de ces organismes étant aussi connu pour sa forte résistance aux antibiotiques, une culture d’urine sera le moyen le plus approprié pour décider quels antibiotiques utiliser. Un traitement empirique a toutes les chances d’échouer.

Quel est le niveau de leucocytes nécessaire pour que le TENA U-test indique un résultat positif ?

Il faut un échantillon d’urine non contaminée. Celui-ci peut être prélevé dans la toilette en milieu de miction ou par des méthodes invasives comme le cathétérisme ou l’aspiration supra-pubienne.

On trouve sur le marché des kits de test avec des dispositifs de trempage déjà imprégnés de gélose favorisant le développement des bactéries (voir photos ci-dessous). On trempe les plaques de gélose dans l’échantillon d’urine et on les replace immédiatement dans le récipient. Les récipients contenant les plaques de gélose sont ensuite incubés à 37 °C, la température idéale pour le développement des bactéries.

Le temps d’incubation recommandé par le fournisseur une fois écoulé, on vérifie le nombre de colonies de bactéries se développant sur les plaques de gélose (voir photo ci-dessous). Les photos de référence permettent d’évaluer la concentration de bactéries dans l’échantillon d’urine testé et de déterminer s’il y a ou non infection des voies urinaires.

Qu’est-ce qu’un antibiogramme et comment procède-t-on ?

On prélève une des colonies dans la culture d’urine et on l’étale sur une nouvelle plaque de gélose. On place ensuite de petits disques, chacun contenant un antibiotique différent, sur la gélose. L’antibiotique se répand dans la gélose. On laisse à nouveau incuber la plaque de gélose à 37 °C pour favoriser le développement des bactéries étalées dessus. 

Si un halo apparaît autour de l’un des disques, les bactéries sont sensibles à l’antibiotique. Cela signifie que cet antibiotique sera adapté pour le traitement. Si aucun halo n’apparaît autour des disques, les bactéries ne sont pas sensibles à l’antibiotique et, par conséquent, un traitement par cet antibiotique sera voué à l’échec. Exemples d’antibiogrammes.

Sources :

1SCA : Étude comparative des critères de durée pour l’usage du TENA U-test en comparaison avec les méthodes traditionnelles de détection des infections urinaires. Novembre 2013.
2Krähenbühl et al.: Evaluation of a novel in-vitro diagnostic device for the detection of urinary tract infections in diaper wearing children. Swiss Med Wkly. 2012;142:w13560.
3Nicolle et al.: Urinary Tract Infections in Long-Term Care Facilities. Infect Control Hosp Epidemiol. 1993; 14 (4); 220-225.
4Augur : Quantitative product test in Sweden and the Netherlands. 2011, Sponsor : SCA.